Criminalisation

CRIMINALISATION SUR LE TERRITOIRE AFFECTE
La construction de la Ligne à Très Haute Tension a débuté en juillet sur
notre territoire, et depuis lors est aussi née une lutte sur le terrain
pour l’arrêter : un campement a été organisé à Fellines (Viladasens) avant
d’être transféré à Mas Castelló (Orriols), pour le poursuivre.
Depuis le début, la présence policière sur le terrain est allée en
augmentant, avec la mise en place de véritables “check-points” et de
perquisitions des véhicules des voisins qui se déplacent sur la zone de
Fellines, Viladasens et Orriols, fouillant aussi les passagers et en les
retenant pendant des heures et confisquant parfois des outils et des
objets personnels.
Le fonctionnement de la police de la zone est géré sous une autonomie et
une impunité totale. En s’attribuant un nom (“dispositif spécial MAT”,
pour sécuriser les travaux de la zone conflictuelle), ils agissent avec
une totale liberté, jusqu’à pénétrer sur les propriétés privées sans aucun
ordre ou autorisation, puisque cette impunité leur permet d’agir ainsi.
L’attitude qu’ils ont est celle du conflit personnel, dans lequel les
mossos [police catalane en question] répriment le mouvement et intimident
qui n’est pas d’accord ; caractère qui devient de plus en plus courant
chez les anti-émeute.
Le corps de police et sa brigade d’informations a été présent dans la
zone, accumulant les données de tous types en étroite collaboration avec
la compagnie de sécurité privée REE (EULEN), afin d’élaborer un scénario
de délinquance et ainsi pouvoir argumenter et obtenir les permis pour
pouvoir condurie la répression jusqu’au niveau le plus haut de ces
derniers jours, d’un côté l’expulsion de Mas Castelló et de l’autre
l’arrestation de plusieurs personnes,e t parmi elles plusieurs voisines de
la zone.
Ces dispositifs policiers, en militarisant la zone, poursuivent le but de
démoraliser le voisinage afin d’éviter que l’opposition réelle des gens
puissent se manifester. Ce ne serait pas la première fois que les corps de
sécurité agiraient ainsi au secours des intérêts privés, dans ce cas
précis de Red Eléctrica Española, entre autres.
Pour autant qu’ils nous répriment, nous ne cesserons de nous opposer à ces
entrepirses qui dévastent la terre et ruinent la vie de nombreux
habitants. La lutte continue. Quand sinon aujourd’hui ? Et qui sinon nous
?
Des habitants et habitantes de Fellines et Viladasens